Mes ouvrages
François, le rêve suicidé
Ce roman est l’histoire bouleversante d’un adolescent de 16 ans déjà marqué au fer rouge : fugueur, mauvais élève, battu par le père et déjà hypothéqué de quatre tentatives de suicide. Un de ses enseignants le remarque, le recueille, lui redonne espoir, le place sur la route d’un meilleur avenir et lutte pour sa cause. Cet enseignant étant gai, les structures interviennent en force : parents dignes dans leur indignité, travailleur social sainte-nitouche, dame Labrecque hypocrite, direction scolaire garante « d’une morale », tous bouleversent un état d’équilibre des plus précaires… et François se suicide. Qui a tort ? Qui a raison ? La vie de l’enseignant, lancinante de douleur, mi-rêve mi-cauchemar face à la marginalisation sociale, finira-t-elle aussi par un suicide ?
Je me suis inspiré du suicide d’un de mes étudiants. Quand je l’ai vu avec un oeil au beurre noir en classe un matin du mois d’octobre parce que frappé par son père, j’ai décidé que ma paix et ma tranquillité passeraient après mon respect pour un enfant. Et la guerre contre les préjugés, les déséquilibres d’êtres aussi asociaux que son père et sa belle-mère, les autorités uniquement préoccupées par le vernis et les apparences, a débuté. Je savais dans quoi je m’embarquais, car je connaissais la férocité des différents pouvoirs en place pour m’y être colletaillé déjà à quelques reprises.
Le suicide de cet adolescent a hanté mes nuits et m’a amené aux portes de la dépression. J’ai alors décidé d’écrire parfois mes émotions trop fortes, et à la fin, j’en ai fait un livre non prévu. Manière de survie.
Retrouvez des extraits de François, le rêve suicidé ici.
Voilà un livre majeur pour mesurer une émouvante relation entre gais, « un  livre essentiel, probablement le plus beau publié au Québec ces dernières années (Éditions d’Ici et d’Ailleurs) ».
« Tout éducateur digne de ce nom devrait le lire. La Voix de l’Est, Granby ».
« Extrêmement émouvant et bien rendu. (Libre Expression) ».
Francis l’âme prisonnière
Trois mois après la mort de François, son fils naissait. Je l’ai appelé Francis, du nom d’un autre de mes étudiants qui s’est suicidé à cette époque. J’ai écrit son histoire de son fils victime de son grand-père qui avait forcé François à coucher avec le femme lubrique du voisin. Et victime de cette femme mariée qui exigeait que Francis continue de coucher avec elle et travaille gratuitement sur sa ferme.
Tout ce que je viens d’écrire n’est pas le fruit de mon imagination, mais le reflet de la stricte réalité vécue par François et par moi.
Ensuite, je me suis inspiré des nombreuses expériences racontées par des ados qui m’ont souvent consulté et confié leurs secrets d’êtres déchirés par des pseudo parents, par les préjugés, la drogue, la violence et le suicide. En particulier, s’y trouvent décrits de larges pans de vie de deux personnes encore vivantes aujourd’hui. Leurs cicatrices sont toujours visibles.
La narcomanie et le suicide sont les deux lèvres d’une même plaie. Serons-nous coup de poing ou point de suture ?
Retrouver des extraits de Francis, l’âme prisonnière ici.
Michel, le grand-père et l’enfant
En deux grands tableaux, Michel, le grand-père et l’enfant présente deux familles, l’une qui contrôle sa consommation de drogues et qui accepte la réalité de l’orientation sexuelle. L’autre famille se soumet à la drogue et refuse sa sexualité réelle. Les conséquences sont frappantes.
Michel, le grand-père et l’enfant donne un bel exemple d’engagement auprès des jeunes en général et des gais en particulier. Gardons les yeux ouverts, l’oreille attentive et le coeur disponible. Beaucoup de François et de Francis courent nos rues, et peu de Michel y consacrent leur vie.
J’ai toujours prêté une oreille attentive aux difficultés des jeunes sous ma responsabilité, puis à celles de leurs amis. C’était mon engagement d’éducateur. La discrétion, un peu de psychologie et beaucoup d’empathie m’ont permis d’entendre des horreurs qui finissent par laisser des marques. Enfin, mon vécu personnel n’y est pas étranger.« Une histoire tellement attachante qu’on voudrait que tous les aînés soient des Michel et tous les petits-enfants des Jonathan !…
Ce 3ème tome de la trilogie de Jean-Paul Tessier « est une fresque sociale qui revalorise le rôle des grands-parents et les rapproche des petits-enfants… Un livre extraordinaire où la mort fait partie de la vie. Irène Belleau, A.R.E.Q. »
Retrouvez des extraits de Michel, le grand-père et l’enfant ici.
L’ère du Versant
Ce roman est le support et le prétexte d’une discussion hilarante sur l’éphémère et la superficialité de ce que l’on appelle pompeusement le nouvel âge. C’est ce qui a poussé l’auteur à inventer l’adjectif «nouvelâgeux» qui est en train de s’implanter. L’accent est mis sur le côté déliquescent de certaines pratiques ésotériques récentes, en apparence de bon goût, mais dont il est temps de se moquer, tout en convenant de leur faible portée : spiritualité douce, suggestologie, religion synthétique, technophysie, granolisme, etc. Dans un style volontiers humoristique, voici un texte qui engendre sourires et rires, bien qu’il y soit question de sujets sérieux. Comment faire l’amour avec un quasar terrestre sans se fatiguer ? Il est important de lire ce livre amusant pour ne plus être renversé par les extra-convertis de tout poil de l’ère du Versant.
Pour en savoir plus sur l’Ère du Versant…
En suivant ces Treize Cheminements Secrets de l’Ère du Versant, Pierre-Paul Purgatoire, dans sa dernière incarnation, se prépare à devenir ministre de l’Environnement. Toute la quincaillerie du Nouvel Âge va le catapulter à Québec entre Bourassa, Ryan, Bacon, etc. Actuellement, il fait son purgatoire en attendant d’être le paradis, si paradis il y a !
Avec l’Ère du Versant, c’est la montée des nouveaux dieux et de la Pure et Vraie religion de synthèse, le Fluo Spirituo. Dans une progression irrésistible, c’est un feu roulant de sérieuses joyeusetés du plus haut cosmique.
Jean-Paul Tessier, qui a déjà produit trois romans, verse aujourd’hui dans le Nouvel Âge. Dans un souffle qu’on sent venu d’Ailleurs, entre deux méditations transcendantales, l’Hauteur granola vous partage : « Ça m’a grandi d’écrire L’ÈRE DU VERSANT. Si vous voulez grandir, vous aussi… payez au moins un peu ! Om!…»
Le chapitre le plus percutant, selon la critique, est le chapitre VI, page 101. Vous pouvez lire ce chapitre en cliquant ici même !
Insolences d’un éditeur
Avec 30 ans d’éducation et 20 ans d’édition dans la chair et le sang, voici des témoignages, des aphorismes, beaucoup de citations lues ou entendues. La plupart sont de mon cru. Des souvenirs et des aventures aussi. Que chacun y prenne son profit, ignorant le reste. On y goûtera plusieurs possibilités de notre langue, sa finesse, sa subtilité, sa richesse, sa flexibilité, sa polyvalence, ses facéties et ses ouvertures pour la philosophie, la poésie, la diplomatie, etc.
C’est une langue belle et riche que j’essaie de vous présenter. J’emprunte plusieurs sujets pour démontrer qu’on peut jouer avec l’ironie, le sarcasme, la tendresse et l’humour fou, etc. Admirons cette langue belle qui nous permet tant de petites folies, de petites surprises au détour d’une phrase ou d’un discours !. Nous avons une langue qui a de la gueule. Une belle langue : montrons-là !
S’ajoutent des jeux de mots, des classiques galvaudés, un sottisier, comment embêter les anglophones., tout pour être heureux, quoi ! Embarquez ! pour la beauté des mots et des différences !
Une petite méditation avec ça ?…
Voir le cahier de presse du livre Les Insolences d’un éditeur














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